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Comment réagir après un refus d’augmentation de salaire ?

Article de blog

Lorsque l'on travaille dur et que l'on s'investit pleinement dans son emploi, il est naturel de s'attendre à une reconnaissance sous forme d'une augmentation de salaire. Cependant, il arrive parfois que cette demande soit rejetée par l'employeur. Dans cet article, nous allons explorer les différentes facettes de cette situation délicate, en répondant à des questions telles que "Est-ce qu'on a le droit de refuser une augmentation ?", "Comment justifier un refus d'augmentation de salaire ?", "Comment réagir face à un refus ?" et "Comment argumenter un refus d'augmentation ?"

Est-ce qu’on a le droit de refuser une augmentation ?

La première question qui se pose est de savoir si un employé a le droit de refuser une augmentation. En général, un refus d’augmentation de salaire émane de l’employé lui-même, mais il peut également être proposé par l’employeur. Dans les deux cas, il est important de comprendre que le refus est tout à fait légal. Cependant, il est important d’y donner une raison pour y ajouter de la crédibilité à votre propos.

Attention, dans le cas où cette augmentation est liée au accord de branche ou l’augmentation du service minimum, il sera dans ce cas précis impossible d’y renoncer.

Comment justifier un refus d’augmentation de salaire ?

Il existe plusieurs motifs légitimes pour refuser une augmentation de salaire. L’un des motifs les plus courants est le montant de l’augmentation. Si l’offre d’augmentation est jugée insuffisante par l’employé, il est tout à fait justifié de la refuser. Il peut être décevant de voir une augmentation insignifiante après des années de travail acharné, mais il est important de ne pas prendre une décision hâtive. La décision doit être murement réfléchie avant d’être annoncé à son manageur.

D’autres raisons de refuser une augmentation peuvent être liées à des promesses non tenues de la part de l’employeur. Par exemple, si l’employeur avait promis une augmentation dans un certain délai et ne l’a pas honorée, cela peut être une raison valable de la refuser ou demander une contre augmentation de 5 % par exemple.

4 manières de réagir face à un refus ?

Le refus d’une augmentation de salaire peut être une expérience décevante et frustrante. Cependant, il est essentiel de garder son calme et de réagir de manière professionnelle et courtoise avec sa direction. Voici quelques étapes à suivre pour réagir de manière constructive :

  1. Comprendre les raisons du refus : Avant de réagir, demandez à votre employeur de vous expliquer les raisons du refus. Cela peut vous aider à mieux comprendre la situation.
  2. Prendre du recul : Prenez le temps de réfléchir à votre décision. Un refus d’augmentation ne signifie pas nécessairement que votre travail n’est pas apprécié. Réfléchissez à vos priorités et à ce que vous attendez de votre carrière.
  3. Demander des feedbacks : Profitez de cette occasion pour demander des feedbacks sur votre travail. Cela peut vous aider à identifier des domaines avec lesquels vous pouvez vous améliorer.
  4. Envisager d’autres avantages : Si l’augmentation de salaire est hors de question, envisagez de négocier d’autres avantages tels que des jours de congé supplémentaires, une formation professionnelle ou des avantages en nature.
  5. Changement de carrière : si vous n’arrivez pas à argumenter ou vous ne vous sentez plus concernés, il est peut-être temps de trouver un autre poste : refaite votre CV et envoyez-le à une agence de recrutement.

Comment argumenter un refus d’augmentation ?

Si vous décidez de refuser une augmentation de salaire, il est important de l’argumenter de manière réfléchie et professionnelle. Voici quelques conseils pour présenter votre argumentation de manière convaincante :

  1. Préparez vos arguments : Avant de discuter de votre refus avec votre employeur, préparez vos arguments. Expliquez pourquoi l’augmentation proposée ne correspond pas à vos attentes et comment cela peut affecter votre motivation et votre engagement. On vous conseille de préparer vos arguments sur un fichier Excel et de le faire à tête reposée.
  2. Soyez respectueux : Abordez la conversation avec respect envers votre employeur. Évitez les confrontations et les réponses émotionnelles. Il est aussi indélicat de mettre votre manageur dans une position d’attente, soyez donc concis dans l’avancement de vos arguments afin qu’il ne puisse pas être considéré comme de la digression.
  3. Proposez des alternatives : Si vous refusez l’augmentation en raison du montant, proposez des alternatives réalistes qui pourraient mieux répondre à vos besoins financiers ou de conforts comme par exemple un meilleur remboursement de vos transports, une meilleure prise en charge de votre mutuelle ou encore des chèques Cadhocs.
  4. Mettez en avant vos réalisations : Rappelez à votre employeur vos réalisations et contributions à l’entreprise. Mettez en évidence vos résultats et votre dynamisme positif.
  5. Soyez ouvert à la négociation : Montrez que vous êtes ouvert à la négociation et à trouver un compromis qui soit bénéfique pour les deux parties.

Dans l’ensemble, il est important de traiter un refus d’augmentation avec professionnalisme et de chercher des solutions constructives pour faire avancer votre carrière. Bouder, renoncer sans explication est la pire décision à prendre pour votre carrière.

Les obligations de votre employeur concernant votre augmentation de salaire

Même si vous avez changé de poste ou élargi votre champ de responsabilités au cours de l’année, la Code du travail ne prévoit aucune obligation sur l’augmentation de votre niveau de rémunération. Votre employeur est donc totalement libre de vous augmenter ou non, quel que soit le motif de votre demande. Même avec beaucoup d’ancienneté au sein d’une entreprise, un salarié peut se voir refuser une augmentation.

En revanche, les employeurs sont obligés de rémunérer leurs salariés au niveau du SMIC et de tenir compte de ses revalorisations chaque année. Ils doivent aussi respecter les niveaux de salaires minimums prévus par la convention collective de l’entreprise.

Le Code du travail prévoit aussi le principe de « à travail égal, salaire égal ». Tout employeur doit assurer une égalité de rémunération entre femmes et hommes pour un même poste.

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