RPO • Recrutement • Profils pénuriques
Peut-on faire du RPO sur des profils pénuriques ou techniques… ou est-ce réservé au recrutement de volume ?
Le RPO est souvent associé au recrutement de volume. Pourtant, de plus en plus d’entreprises l’utilisent pour des profils pénuriques et techniques (industrie, ingénierie, IT, fonctions critiques). Dans cet article, on répond sans langue de bois : quand le RPO fonctionne sur des profils rares, quand il est moins adapté, et comment structurer le dispositif pour obtenir des résultats.
À retenir (en 60 secondes)
- Le RPO n’est pas réservé au volume : il peut très bien fonctionner sur des profils pénuriques.
- La clé n’est pas le volume, mais la méthode : approche directe, vivier, cadence.
- Sur profils techniques, le RPO est souvent plus efficace qu’un cabinet “one shot”.
- Il faut adapter le modèle (TJM, forfait, hybride) et les KPI.
- RPO, cabinet et recrutement confidentiel peuvent être complémentaires.
1) Pourquoi le RPO est souvent perçu comme réservé au volume
Historiquement, le RPO (Recruitment Process Outsourcing) s’est développé sur des problématiques de recrutement massif : centres de services, industrie, logistique, retail, projets multi-sites. L’objectif était clair : absorber des volumes importants avec une équipe dédiée, des process standardisés et des indicateurs de performance.
Cette image a longtemps collé au RPO : diffusion d’annonces, tri de CV, entretiens en série. Résultat : beaucoup d’entreprises pensent encore que le RPO est inutile pour des profils rares, techniques ou pénuriques.
Erreur fréquente : confondre RPO et simple “recruteur externalisé”. Le RPO est avant tout un modèle d’organisation, pas un volume de CV.
2) Profils pénuriques : pourquoi le RPO peut très bien fonctionner
Les profils pénuriques (techniciens spécialisés, ingénieurs, automaticiens, experts maintenance, chefs de projet, cadres techniques) ont tous un point commun : ils ne se recrutent pas à l’annonce.
Or, c’est précisément là que le RPO prend tout son sens. Un bon dispositif RPO repose sur :
- Approche directe continue (et non ponctuelle)
- Construction d’un vivier dans la durée
- Connaissance métier et langage technique
- Relances et nurturing candidat
Contrairement à un cabinet classique qui travaille “mission par mission”, le RPO permet de capitaliser : chaque contact nourrit le pipeline pour les besoins futurs.
Pour comprendre les modèles économiques : Prix du RPO : comparatif et modèles
3) Les conditions pour réussir un RPO sur des profils techniques
3.1 Un périmètre clair (et réaliste)
Sur profils pénuriques, le RPO ne promet pas “10 embauches en 30 jours”. Il promet un pipeline maîtrisé, une visibilité et une cadence.
3.2 Une vraie approche directe
Sans approche directe structurée (LinkedIn, réseaux métiers, cooptation, cartographie), le RPO échoue sur les profils rares.
3.3 Des managers disponibles
Le goulot d’étranglement n’est souvent pas le sourcing, mais la capacité à décider vite et à vendre le projet.
Règle terrain : sur profils pénuriques, le RPO performe quand l’entreprise accepte d’adapter son process, pas l’inverse.
4) RPO volume vs RPO profils pénuriques : ce qui change vraiment
| Critère | RPO volume | RPO profils pénuriques |
|---|---|---|
| Objectif | Absorber un flux important | Sécuriser des recrutements critiques |
| Sourcing | Annonces + tri | Approche directe + vivier |
| KPIs | Volume, délai, coût | Qualité, acceptation, rétention |
| Temporalité | Court / moyen terme | Moyen / long terme |
En industrie, on voit souvent des dispositifs mixtes : recruter du volume en industrie via un RPO structuré, tout en traitant les profils experts avec une logique plus fine mais intégrée au même dispositif.
5) Quand le RPO n’est pas le bon outil
Le RPO n’est pas une solution miracle. Il est moins pertinent si :
- Vous avez un besoin ultra-confidentiel et unique
- Vous refusez toute adaptation du process interne
- Vous attendez un résultat sans implication managériale
Dans certains cas, un recrutement très sensible doit être traité avec une approche spécifique : Recrutement confidentiel : les 10 erreurs qui font fuiter une recherche .
6) RPO, cabinet, recrutement confidentiel : la logique hybride
Les entreprises les plus matures ne choisissent pas entre RPO et cabinet : elles orchestrent.
- RPO pour structurer le flux et le vivier
- Cabinet pour des besoins ultra-ciblés ponctuels
- Approche confidentielle pour des postes sensibles
Le RPO devient alors la colonne vertébrale du recrutement, et non un simple prestataire.
Pour mettre en place ce type de dispositif : Découvrir les services RPO de Cover RH
FAQ
Le RPO est-il réservé au recrutement de volume ?
Non. Le RPO est un modèle d’organisation du recrutement. Il peut être très efficace sur des profils pénuriques s’il intègre approche directe, vivier et expertise métier.
Le RPO est-il compatible avec des profils très techniques ?
Oui, à condition que les recruteurs RPO maîtrisent le langage métier et que l’entreprise accepte un process adapté aux profils rares.
RPO ou cabinet pour des profils pénuriques ?
Le cabinet est pertinent pour un besoin ponctuel. Le RPO est plus efficace pour des besoins récurrents et pour construire un vivier durable.
Conclusion : le RPO n’est pas une question de volume, mais de méthode
Faire du RPO sur des profils pénuriques ou techniques est non seulement possible, mais souvent plus pertinent qu’une succession de missions cabinet. À condition de sortir d’une logique “CV” pour entrer dans une logique pipeline, vivier et décision rapide.